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Devenir parrain pour la Mission Locale et accompagner les jeunes dans leur insertion professionnelle

Histoires de bénévolat 💬


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Océane Wanecque

20 oct. 2020 • 3 mins de lecture


Nous avons rencontré Patrick Cruard, plein d’énergie et de bonne humeur pour nous présenter la Mission Locale d’Alençon où il met en relations des bénévoles avec des jeunes de moins de 26 ans pour un accompagnement vers l’emploi. Devenir parrain ou marraine d’un jeune peut prendre plusieurs formes et permet à un jeune d’être soutenu et écouté. Tout le monde peut devenir mentor et si vous hésitez encore, cet échange avec Patrick vous donnera certainement envie de vous lancer !

La Mission Locale en 2019, c'est plus de 1500 jeunes accompagnés. 760 d'entre eux ont débuté une situation professionnelle.

Benevolt : Qu’est-ce que la Mission Locale ? 

Patrick : La Mission Locale est une association loi 1901 qui fonctionne en grande partie grâce aux financements de l’État ou des collectivités. À la marque, quelques mécénats ou bien des dons qui sont faits.

Nous accueillons surtout des jeunes de moins de 26 ans avec des dispositifs tels que les garanties jeunes. Mais nous ouvrons également sur les publics migrants.

Et puis, tout public qui se trouve être déscolarisé depuis un certain nombre de mois peut être accueilli et accompagné par les conseillers d'insertion et sur le volet emploi.

Et toi Patrick, dans tout ça ? 

Eh bien, chère demoiselle, c'est une longue histoire !

Je suis historien de formation avec un parcours RH. J’ai abandonné la grande maison qu'on appelle le mammouth de l'Education nationale pour une formation RH à l'Institut de psychologie de sciences appliquées à l'Université catholique de l'Ouest d'Angers et donc j'ai repris un travail en simultané à l'époque, en 2006 et 2007, de consultant RH. Puis aléas ou vicissitudes du parcours professionnel, je me suis trouvé orienté vers Alençon.

Mon coeur de métier, c’est l’accompagnement des jeunes de moins de 26 ans vers l’emploi, y compris l’alternance.

Aujourd’hui je développe un réseau de parrainage, ce pourquoi on m’a donné carte blanche. Ce réseau compte aujourd’hui un peu plus de 80 parrains !

Est-ce que le parrainage demande beaucoup d’investissement ?

Parmi ces parrains certains sont très actifs et d’autres apportent ce qu’ils peuvent :  un réseau, des parrains ouvrent les portes de leur entreprises, proposent des stages… Et toutes ces choses considérées comme invisibles sont très importantes pour les jeunes.

Quant aux parrains actifs ils effectuent un suivi individuel avec les jeunes et sont très satisfaits de la relation qu’ils peuvent nouer, créant une sorte d’osmose grâce à la compatibilité des personnes.

Quels sujets abordez-vous au sein de la Mission Locale ?

Au-delà de l’accompagnement, nous travaillons sur le développement personnel et nous mettons en place un certain nombre d’ateliers. Certains jeunes n’ont pas accès à un ordinateur par exemple, une de nos missions est donc de donner accès à ces outils.

Nous travaillons aussi sur le CV et la lettre de motivation. Puis nous discutons aussi avec les jeunes des nouvelles tendances de recrutement (par exemple l’anonymisation ou le CV vidéo).

Qui sont les parrains et les marraines de la Mission Locale ?

Pour être parrain ou marraine, il faut agir avec bienveillance car ces jeunes ont besoin d’une écoute

Les bénévoles qui nous rejoignent sont souvent dans une optique de “renvoi d’ascenseur”. Vous ne pouvez pas imaginer le nombre de personnes qui me disent “on m’a tendu la main, je veux faire pareil”. Des jeunes qui ont été accompagnées par la mission locale ont ensuite demander à devenir marraines une fois la barrière de l’emploi passé… Et ça je ne m’y attendais pas.

Comment sont répartis les jeunes entre les bénévoles ?

Je crois beaucoup à l’affinité entre les personnes ! Donc je m’entretiens avec tous les parrains et toutes les marraines en devenir pour apprendre à les connaître et les "pairer" avec un jeune qui est compatible.

Pour autant, les bénévoles sont ensuite très autonomes. Je pense à une marraine qui s’y connaît très bien en développement personnel et en relooking, qui a travaillé dans un salon très réputé et je me voyais mal lui dire ce qu’elle avait à faire !

Quelles sont les valeurs communes à tous les bénévoles de la mission locale ?

La convivialité, la simplicité des échanges et je vais dire quelque chose qui va vous surprendre : l’humour. Je considère les parrains et les marraines comme les héros de la situation. On peut changer la vie d’une personne avec quelques heures par semaine !

Les 5 règles de sécurité du bénévole

1

En toutes circonstances, je fais en sorte de garder ma distance de sécurité d’au moins un mètre avec les bénéficiaires et les autres bénévoles.

2

En toutes circonstances, j’applique les gestes barrières pour me protéger et protéger les bénéficiaires et les autres bénévoles.

3

Je suis un ambassadeur des règles de sécurité et des gestes barrière que j’explique et promeus auprès des bénéficiaires et des autres bénévoles.

4

Au moindre doute d’infection, sans attendre, j’informe l’association et je reste chez moi.

5

Âgé de 70 ans ou plus ou porteur d’une maladie chronique, je ne m’engage que dans des missions à distance, depuis mon domicile, pour protéger au maximum ma santé et celle des autres.

Règles de sécurité du Bénévole éditées par le Gouvernement
Ministère de l'Education nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative

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